erdogan kurds

Le sultan #Erdogan joue avec le feu, littéralement, en #Turquie- Analyse du nouveau conflit avec le#PKK, #Kurdes #civilwar

 

L’excès du pouvoir et la puissance dangereuse du “sultan Erdogan” mettent le pays dans le chaos quelques mois avant les éléctions qui auront lieu le 1er Novembre. Le pays est, aujourd’hui, dans une phase de pré-guerre civile.

kurdish population map

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Selon le journal quotidien “Libération”,la reprise du conflit entre les autorités d’Ankara et la guérilla kurde depuis la fin juillet s’explique avant tout par les ambitions politiques de Recep Tayyip Erdogan qui, élu triomphalement dès le premier tour de la présidentielle avec 50,8 % des suffrages, n’a pas réussi lors des législatives du 7 juin à obtenir la majorité simple pour former un gouvernement à cause de l’entrée au parlement du parti kurde HDP. D’où ce nouveau recours aux urnes, comme l’impose la Constitution, pour le 1er novembre.

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Celui que ses adversaires surnomment «le nouveau sultan» cherche à toujours plus cliver l’opinion pour inciter l’électorat islamiste et nationaliste à faire bloc autour de l’AKP. Et c’est dans le cadre de cette stratégie qu’il a délibérément rallumé la question kurde – entre 15 et 20 % de la population – et la guerre avec le PKK qui, depuis 1984, a fait plus de 40 000 morts.

Situation Incontrôlable

Les affrontements entre l’armée et les séparatistes kurdes sont répartis à de plus en plus dans toutes les zones du territoire turque et la situation est maintenant hors de contrôle, et plus particulièrement au cours des dernières semaines.

Le sultan Erdogan Erdogan après avoir perdu l’autonomie aux élections de juin a décidé d’utiliser sa machine de guerre,et ayant utilisé comme pretexte le massacre qui a eu lieu au Suruç,(et revendiqué par l’Etat Islamique-Daech) pour finalement frapper les Kurdes.Après les événements de Suruç, le PKK a répondu en assassinant deux officiers de police, action revendiquée en outre explicitement par cette organisation toujours classée comme terroriste aussi bien par les Etats-Unis que par l’Union européenne.

Les autorités d’Ankara ont alors procédé à des frappes aériennes massives contre le PKK en Irak du nord en même temps qu’elles annonçaient que leurs aviations participeraient aux bombardements contre l’Etat islamique en Syrie après des mois d’ambiguïté.

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Un coup de vengeance clair et net, puisque la raison pour laquelle le sultan Erdogan n’a pas pu remporter la majorité absolue aux élections était le pourcentage de 13% obtenu par le parti kurde, leHDP,ce qui a freiné les plans du Sultan.

    • Appels à la haine

Pourtant la cible principale, aussi bien des vagues d’arrestation que des opérations, était et reste les structures de la guérilla kurde. Le processus de paix entamé à l’automne 2012 par des négociations directes entre des représentants d’Erdogan et le chef de la guérilla kurde Abdullah Ocalan, emprisonné depuis 1999, est désormais moribond. Les affrontements s’étendent à de nombreuses parties du sud-est à majorité kurde et la petite ville de Cizré est depuis plusieurs jours en état de siège. Les appels à la haine se multiplient sur les réseaux sociaux. Ahmet Altiparmak, préfet d’Erzurum, grande ville du nord-est a eu une déclaration qui sonne comme un aveu de la gravité de la crise : «Nous ferons tout pour que Diyarbakir ne devienne pas Bagdad et que Hakkari ne devienne pas Alep».  

    • Des Affrontements et vives tensions avec la communauté kurde:

La Turquie orientale est paralysée pendant des semaines par les combats entre les forces gouvernementales et les extrémistes kurdes. Maintenant, la violence s’est aussi propagée dans le reste du pays. Dorénavant, les citoyens font partie de la guerre entre les soldats et les rebelles, en enterrant le calme entre les deux camps qui a été instauré depuis plusieures années.

      • Le 6 septembre, un convoi militaire a été pris dans une embuscade dans la région montagneuse de Daglica, dans le sud-est du pays, près des frontières irakienne et iranienne. Cet assaut revendiqué par le PKK a fait 16 morts parmi les soldats et plusieurs blessés. Cette attaque est l’une des plus sanglantes perpétrées par le PKK en territoire turc depuis la fin du cessez-le-feu en juillet, voire depuis des années, selon Hürriyet.
    • Des militants nationalistes turcs ont attaqué, mardi 8 septembre, (environ 2000 personnes) le siège du principal parti prokurde à Ankara et ses locaux dans d’autres villes du pays, ont rapporté des médias et des responsables. Des dizaines de manifestants nationalistes s’en sont pris au siège du Parti démocratique des peuples (HDP), considéré comme proche du PKK, dans la capitale, jetant des pierres et arrachant l’enseigne du parti, selon des images de la chaîne de télévision CNN-Türk.
    • Dans la ville balnéaire d’Alanya (Sud), le siège du HDP local a été incendié, a rapporté CNN-Türk. Selon la presse, deux mille personnes brandissant le drapeau turc avaient manifesté en direction du bâtiment. Les pompiers sont venus à bout de l’incendie. D’autres manifestations nationalistes ont eu lieu dans le reste du pays, et des bâtiments du HDP ont été endommagés dans au moins six autres villes.
    • Le 8 Septembre, et pour la deuxième fois en trois jours, le siège du quotidien Hürriyet, à Istanbul, a été attaqué et caillasée par une centaine de partisans du régime qui l’accusent d’être hostile au président Recep Tayyip Erdogan.
    • Des magasins et des petites entreprises appartenant aux Kurdes ont été explosées sur tout le territoire turc.
    • Des groupes des extremistes ont arrêté plusieurs autobus kurdes et ils ont brisé leurs vitres en menaçant les passagers terrifiés en Turquie centrale et occidentale.
    • Près de 100 zones géographiques dans 15 provinces de l’Est et du Sud-Est de la Turquie ont été déclarées comme «zones spéciales de sécurité» – une nouvelle expression forgée pour ce que l’on appelait Régions en état d’urgence (OHAL) durant les années 1990. Ainsi, ce sont environ 100 000 locaux qui ont quitté leur domicile situé dans ces zones en proie aux affrontements entre les forces de sécurité et le PKK et aux couvre-feux imposés depuis le mois dernier.
    • A Silvan, district de la province de Diyarbakir, où un couvre-feu décrété la semaine dernière est toujours en cours, près de 6 000 locaux ont quitté leur domicile et se sont déplacés. Ne pouvant plus vivre leur vie quotidienne comme ils l’entendent, les personnes âgées ainsi que les femmes et les enfants ont commencé à émigrer dans des villes voisines. Des photos prises à Silvan et récemment partagées sur les réseaux sociaux montrent le district réduit à un champ de bataille.

    Les combats sont de plus en plus violents

Au cours des dernières semaines, des groupes armés kurdes, connues sous le nom YDG-H (Mouvement patriotique de la jeunesse révolutionnaire) ont fait des attaques contre les forces de sécurité dans plusieurs villes, tuant un nombre de personnes qui reste encore  indéterminé par la police. Ces combats dans les zones urbaines est clairement quelque chose de nouveau fdans ce conflit qui dure déjà 30 ans.. Les Groupes de YDG-H ne sont pas bien formés, mais ils sont très passionnés. La plupart de ses membres sont nés dans les années 90 qui étaient des années traumatiques pour eux. La majorité des jeunes Kurdes sont en colère et se se comportent comme s’ils  ont rien à perdre.

  • «Il faut s’armer!»  

Si quelque chose ne change pas radicalement et immédiatement ,il est peu probable qu’il y ait une fenêtre d’opportunité pour une solution pacifique mais plutôt une menacé que cette porte ferme  pour toujours, comme la jeune génération montre plus intransigeante. La plupart des Kurdes se sentent comme des  indignés  par l’État turc et estiment que leur culture et eux mêmes sont ostensiblement ignorés.  

A Sur, les tranchées ont été comblées, mais les façades racontent la violence des combats. Vitrines éventrées, rideaux de fer perforés, fenêtres colmatées. «On s’est couché à terre en priant pour que ça s’arrête», confie une jeune mère à l’ombre des murs de basalte de l’église arménienne, marqués d’impacts de balles. La guerre est de retour dans le Kurdistan turc, et plus seulement dans ses campagnes: les combats des dernières semaines se livrent aussi au cœur des villes. «Les habitants s’arment. Il faut s’armer! La police ne nous protège pas, elle nous tue. Daech a aussi des soutiens dans nos quartiers. Tu ne sais jamais où est l’ennemi et quand il va tirer», lance Fatih, la vingtaine. Il ne veut pas donner son nom – «Je suis du PKK» – mais jure ne pas avoir participé aux violences du 21 août.

  • «Erdogan a tout arrêté!»

«Cette guerre n’oppose pas Turcs et Kurdes. C’est la guerre d’Erdogan qui n’accepte pas la victoire du HDP et est prêt à tout pour maintenir son sultanat, assène Muharrem Kocakaya devant un portrait du leader historique Abdullah Öcalan, emprisonné. On avait un cessez-le-feu et un processus de paix depuis deux ans. Et soudain, Erdogan a tout arrêté!» «Le processus est gelé, mais il pourrait reprendre», rétorque Muhammed Akar, président de l’AKP à Diyarbakir. Comment? «Si l’AKP sort seul vainqueur des urnes le 1er novembre. Car le processus requiert une volonté politique forte et seul l’AKP a cette volonté», affirme-t-il, avant d’estimer que le PKK «a profité du cessez-le-feu pour préparer la guerre».(letemps.ch)  

  • Réminiscence des années 1990

La récente migration des locaux au sein de villes à prédominance kurde rappelle la migration forcée des Kurdes dans les années 1990. Des dizaines de milliers de Kurdes avaient en effet été forcés à migrer à cause des affrontements et des couvre-feux imposés dans la région durant cette période où la violence était la norme, des lois martiales étaient en place et des dizaines de personnes étaient exécutées presque tous les jours dans des meurtres qui n’étaient pas élucidés.  

  •   La vérité

Les experts soulignent toutefois que jusqu’à présent, le PKK a peu contribué dans les récents combats en Turquie. Cela est dü au fait que le PKK focalise ses forces armées exclusivement en Syrie,pour  la guerre contre l’État islamique. Une Guerre contre Daech que l’armée turque est censé faire aussi, qui, pourtant, à l’heure actuelle déchaîne sa fureur seulement pour les Kurdes. Les pratiques de mégalomane Erdogan d’Ankara et son intention finalement à identifier le HDP avec la violence du PKK, à battre le parti kurde et le laisser en dehors du nouveau parlement  complique une situation déjà embrouillée dans ce pays, dans un contexte particulier quand tout le Proche et Moyen Orient est en feu!.

Cet article est basé sur des Sources: Zaman France, Hürriyet Daily news, Le Monde.fr, topontiki.gr, Liberation.fr, Letemps.ch, Sputnik.fr,  Wikipedia, Twitter(image). SI vous pensez que quelque chose n’a pas été correctement transcrit vous pouvez laisser votre commentaire

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8 thoughts on “Le sultan #Erdogan joue avec le feu, littéralement, en #Turquie- Analyse du nouveau conflit avec le#PKK, #Kurdes #civilwar”

  1. I do not know what is writing in this post, it is French. But I’ve seen the tweets inside it. And one of them is,
    “These are the terrorist that Turkey is fighting”
    I am against the sentence patterns like that. Because this is a propaganda tool. And it blames all the nation. And this is done by the mainstream media in generally.
    They do the same thing for Russia, for example. After World War 2 they did the same thing for Germany in almost all publications, for example.
    Accordingly for them, all Russians is pro- war, all Germans is perceived as Nazis.
    The voice of the people who actions against the own government never heard, unfortunately.
    Yes, there is a very bad thing at the east of the Turkey. But you know, last election the votes were %60 against the AKP, Erdogan party. Actually it should be more than this number because according the election system there is %10 electoral threshold in Trkey.
    If we consider this, actually %70 against AKP in Turkey. But no one hear this %70 voice. Of course they(%70) do have own mistakes, for example they couldn’t be united.

    But it doesn’t mean, the terrorist organization PKK, which was created by CIA and which is serving to the new US-Israel project in the Middle East, should be cleaned.

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    1. Hello Migo, Turkey is scared as Kurds get more and more autonomy in Syria and Iraq. The territory under kurdish control in Syria and Iraq it might be a part of a biggest “Kurdistan” country involving also Turkey. That’s the reason why all these, is politics again. Turkey doesn’t want to loose its own territory and see a Kurdistan getting created there.
      Don’t forget that oil pipelines come are passing through this region in Turkey.
      However, this conflict has seen a lot of victims both sides and children again are part of this violence. Young Kurds are using violence they say as they feel “indignant” into the eyes of the Turkish State

      Liked by 1 person

      1. If you mentioned Turkish govern fear, I do not know what are they afraid of. But, as I said before, over %60 Anatolian people, including Kurds, Turks, Circassians and etc. are afraid of the Kurdish state which will be established by USA-Israel. Because, including the Kurds know that when this state will establish, it will not profit for Kurds. Even HDP doesn’t want to separate from Turkey.
        If this circumstances wouldn’t have been, so there was no USA-Israel and the others effects, and this state would establish for Kurds benefit, this over %60 would have been support this.
        Everything is about money as you said, pipe line and other issues.
        No one cares about the people, no one cares about the dying Turks and Kurds. And of course both side fascists are using this situation in every time.

        Liked by 1 person

  2. Contribution sur Reddit :https://www.reddit.com/r/france/comments/3lvfaq/le_sultan_erdogan_joue_avec_le_feu_litt%C3%A9ralement/
    A mon sens, la terreur lancé par l’armée turque et Erdogan n’a pas comme unique origine les résultats des dernières élections. Effectivement, le score du HDP a surpris, et empêche le parti d’Erdogan d’avoir la majorité suffisante pour modifier la Constitution et renforcer les pouvoirs du président turque. Un poste qu’il occupe après avoir été Premier Ministre. Et comme si ce n’était pas suffisant que le HDP soit un parti majoritairement kurde, il est de gauche (gauche radicale comme faut dire maintenant) , quand Erdogan est un pure réactionnaire autoritaire, militariste, cupide, etc. Créer de la tension, au risque de déclencher une guerre civile permet de légitimer son pouvoir et d’effrayer une partie de l’électorat. C’est comme partout, une bonne dose de propagande en période de crise et le tour est joué.
    Mais il y a aussi d’autres raisons. La Turquie a lancé de grands projets de barrages hydroélectrique depuis quelques années au Kurdistan turque. C’est le GAP, Great Anatolian Project, avec l’aide d’entreprises françaises d’ailleurs. Je pense que l’Etat turque, hyper corrompu (ce reportage en donne un aperçu) , n’aimerait pas voir les kurdes se saisir de ces infrastructures.
    Parce qu’avec l’effondrement de l’État syrien et la guerre contre Daesh, les kurdes ont retrouvé une légitimité internationale qu’ils ont perdu. Ils sont en première ligne dans cette guerre, et sont déjà organisés. Les kurdes ont une longue tradition communiste, or depuis quelques années le PKK est passé du communisme autoritaire, marxiste-léniniste, à une volonté de développer les communes et l’auto-organisation. Cette forme d’organisation de la société est désormais pratiquée dans la région de Kobané. Une société “post-étatiste, multiethnique, laïque, écologiste, féministe”, le rêve de pas mal de turques des émeutes déclenchés par la tentative de destruction du parc Gezi.
    Bref, c’est un cauchemar pour Erdogan que de voir fleurir l’alternative aux portes de son État. Cette histoire ne s’arrêtera pas après les élections.

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