L’Arabie Saoudite et la Turquie en pleines préparations pour une eventuelle guerre contre la Russie et l’Iran?

Face à la poursuite des bombardements russes et l’avancée des forces syriennes dans les régions d’Alep et de Raqqa la Turquie, l’Arabie Saoudite et ses satellites (UAE, Qatar) sont prêts pur une guerre générale au Moyen Orient. Déterminées à évincer Bachar al-Assad, l’Arabie saoudite et la Turquie se préparent afin d’ envoyer des troupes au sol le moment venu.

Pour la deuxième journée d’affilée, l’armée turque a bombardé, dimanche 14 février, des positions kurdes en Syrie, à une dizaine de kilomètres de la frontière turque. Une « réponse adéquate » aux « actions agressives » des Kurdes du Parti de l’Union démocratique (PYD) en Syrie, a affirmé dimanche le premier ministre truc, Ahmet Davutoglu, dans un entretien téléphonique avex la chancelière allemande, Angela Merkel, selon Reuters et LeMonde.fr.

Ces tirs turcs ont en effet été dénoncés à la fois par le régime syrien, la France et les États-Unis, tandis que l’Iran et la Russie surveillent de près les agissements d’Ankara. Le regime de Damas a aussitôt condamné les bombardements turcs qui se poursuivent sur le nord de la Syrie et demandé à l’ONU d’intervenir.

Le “remaniement dynastique” du pouvor en Arabie Saoudite dans les premiers jours de 2015 a déchaîné un royaume plus interventionniste aux conflits de la region au cours de la première moitié de l’année. Une attitude hostile pour faire contrepoids vers la menace iranienne pour l’hégémonie du Moyen Orient pour se désigner comme la première force régionale comme l’intervention militaire au Yémen, l’augmentation de l’engagement dans la guerre par procuration en Syrie et une attitude moins embrassante envers l’Egypte d’Abdel Fattah al-Sisi étaient les caractéristiques des cinq premiers mois de règne du Roi Salman bin Abdulaziz.

Tout comme les pourparlers de paix de Genève III sur la Syrie, l’accord sur une possible trêve annoncé depuis Munich, par le secrétaire d’Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov, semble bel et bien mort-né.

L’espoir de voir s’instaurer un cessez-le-feu a en effet été douché par le président syrien en personne. Dans un entretien exclusif accordé à l’Agence France Presse, Bachar al-Assad affirmait vouloir reprendre le contrôle de toute la Syrie même au prix de longs combats.

Tout de suite après que l’ONU a suspendu la dernière série de pourparlers de paix en Syrie à Genève le 3 Février, l’Arabie Saoudite a proposé de s’impliquer un peu plus au conflit syrien en envoyant des troupes au sol en Syrie. L’Institut international d’études stratégiques affirme que les ressources militaires saoudiens sont suffisantes pour qu’ils se livrent à une guerre en Syrie ainsi qu’au Yémen, un nombre de troupes actives à 227.000 hommes environ. Cette proposition a été accueillie avec hostilité intense par d’autres puissances régionales, à savoir la Russie, la Syrie et l’Iran, soucieux de leur propre sécurité nationale contre ce qui semble être une coalition de plus en plus comme une puissance militaire sunnite aidée par la coalition américaine.

Samedi dernier, le 13 Février, le monde géopolitique a été choqué quand la Turquie a commencé à pilonner Alep, où l’opposition syrienne a son dos contre le mur dans la perspective d’une avance agressive par le Hezbollah et la CGRI soutenus, bien sûr, par des frappes aériennes russes.

Samedi 13 Février: la Turquie a exhorté les combattants kurdes YPG, la branche armée du Parti démocratique de l'Union de la Syrie (PYD), de quitter les zones qui ont capturées dans la partie nord de la ville d'Alep.

Le 13 Février, quelques jours avant une trêve proposée est due à entrer en vigueur en Syrie, l'Arabie saoudite a confirmé qu'elle a envoyé des troupes et des avions à la base d'Incirlik en Turquie pour une éventuelle intervention conjointe avec la Turquie en Syrie.

Les Etats-Unis voit le PYD comme un proche allié dans la lutte contre l'État islamique (ISIL) en Syrie. Washington compte de plus en plus sur les combattants kurdes syriens pour s’opposer à l’organisation Etat islamique. 





Mais, la Turquie estime que le PYD est l'aile syrien des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui a été engagé dans la bataille avec les forces turques depuis plus de 30 ans. Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis et de l'UE, tandis que le PYD n'est pas sur cette liste.

Pour être sûr, tout le monde était au courant que  Ankara et Riyad, sous la panique auraient à faire quelque chose de rapide si elles voulaient préserver la rébellion syrienne (l’opposition modérée) . Leurs mandataires sont retroussées rapidement par l’armée de Hassan Nasrallah (Hezbollah) et la force aérienne russie de Vladimir Poutine. Mais peu d’analystes attendait que  l’escalade allait avoir lieu si vite.

Pourtant, du déjà vu ces derniers mois : Recep Tayyip Erdogan est un homme imprévisible comme il a déjà fait abattre l’avion militaire russe  Su-24 au mois de Novembre, et le weekend dernier “après son petit café du matin dans son petit palais” il a décidé qu’il n’y a pas de meilleur moment  quant à lui de commencer la troisième guerre mondiale.

Officiellement, la Turquie dit que ça bombardements des positions kurdes en Syrie sont faits en état de légitime défense. Tout est fait pour sécuriser la frontière turque contre des hostilités par les forces kurdes du YPG, dit Ankara. Bien sûr, l’idée que les Kurdes de la Syrie se préparent pour attaquer la Turquie même un enfant de 10 ans n’y croit pas. Pendant les derniers mois, les Kurdes syriens ont obtenu suffisamment d’espace dans le territoire Syrien assez pour déclarer un état autonome, et ils en auront pas besoin de prendre aussi une partie du territoire turque.

Ankara craint que les gains de YPG renforcent en même temps le PKK militairement et le HDP politiquement en Turquie et les élections de juin dernier ont clairement montré qu’une minorité kurde a le pouvoir de secouer la scène politique en Turquie. C’est pour cela que la Turquie est prête à commencer la guerre en Syrie contre les «terroristes», qui, pour Erdogan, signifie éradiquer les Kurdes. Le défi pour Ankara et Riyad est le suivant: en quelque sorte, la Turquie et l’Arabie Saoudite ont besoin de comprendre comment tourner une attaque sur le YPG comme un effort pour sauver l’opposition à Alep sous le nom d'” une opération anti-ISIS même si ISIS n’a pas une grande présence dans la région.”

L’implication de l’Arabie Saoudite a suscité des préoccupations d’alimenter un conflit régional plus large avec l’affrontement entre les deux idéaux religieux islamiques,entre sunnites et chiites, aux côtés de leurs alliés respectifs : les Etats-Unis et la Russie.

Pour i24newstv.com , les Russes et les Iraniens ont fait irruption dans le Moyen-Orient arabe, et exercent leur pouvoir et leur influence d’une manière qui barre totalement les Saoudiens. La Maison des Saoud ne veut pas voir ces “étrangers” qui menacent son influence dans la région.

Le gouvernement saoudien peut croire qu’en menant des offensives au sol en Syrie, il pourra s’affirmer politiquement et stratégiquement, et maintenir le rôle, tel qu’il le perçoit, de puissance régionale sunnite quand et si les Russes et les Iraniens s’en vont.

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