Daech (ISIS) échoue à établir son califat d’horreur en Tunisie

Les membres de groupe terroristes arrêtés lors de l’attaque à Ben Guerdane,  le 7 mars dernier, ont avoué qu’ils avaient prévu de supprimé  l’Etat en vue de parvenir à la création d’un état islamique, d’y imposer la loi de la Sharia et d’obtenir un soutien  par des “cellules dormantes” et la population de cette ville Tunisienne.

Un scénario que craignaient les autorités tunisiennes, notamment depuis le raid américain sur le camp de Sabratha en Libye le 19 février dernier. Un camp du groupe Etat islamique composé majoritairement de Tunisiens.

 

« Il s’agit d’une attaque sans précédent, coordonnée », a déclaré Béji Caïd Essebsi qui s’exprimait devant la presse, avant d’ajouter que l’objectif des assaillants était de « prendre le contrôle » de cette ville frontalière avec la Libye et d’en faire une « nouvelle province » islamique.

Bien que l’enquête l’enquête est en cours , l’information a été répandu dans les médias comment l’attaque a été effectuée par des terroristes le 7 mars et leurs autres plans pour la ville. Les plans sont tombés en morceaux. Vingt-quatre heures après leur détention, nous avons réussi à obtenir des informations de sources officieuses près de l’enquête et d’autres résidents.

ISIS ataca na Tunisia Middle East Monitor

Selon Kapitalis un simple décompte quant à la provenance régionale des terroristes révèle que 9 d’entre eux sont natifs de Ben Guerdane alors que 10 sont originaires de Bizerte et Menzel Bourguiba. Les autres assaillants sont répartis entre Tunis, Ben Arous, Sousse, Sfax et Sidi Bouzid. On en déduit qu’en ce moment l’ensemble du territoire est concerné et menacé par le phénomène jihadiste. Sauf que, contrairement à la logique géographique, la plupart des «frèrots» seraient plus nombreux au nord qu’au sud du pays.

La Tunisie est devenue ainsi un terrain privilégié pour l’exercice d’une violence absurde, victime d’attentats sans autre objectif que la fragilisation de son potentiel économique : faire fuir les touristes, compliquer le processus de production par l’arrêt des investissements, paralyser les activités par l’application fréquente de l’état d’urgence, du couvre-feu, sans oublier le social où l’anxiété, la psychose et le repli sur soi sont devenus des troubles fréquents.
Les terroristes, qui ont été formés pendant des mois à Sabratha et à Sirte,ils étaient arrivés en Tunisie quelques jours avant l’attentat et semblaient bien connaître la ville et ses habitudes. À l’aube, ils ont donné un signal par des haut-parleurs de mosquée partout dans la ville.

À l’aube, un commando a attaqué simultanément les postes de la Garde nationale et de la police ainsi que la caserne militaire de Ben Guerdane, dans le sud-est tunisien.

Selon le journal hebdomadaire Akher Khabar,  50 terroristes, divisés en trois groupes, ont effectué l’attaque. Le premier groupe était chargé de l’attaque les de gendarmerie, le deuxième a été chargé d’attaquer les  postes d’armée et le troisième était responsable pour informer le public.

Le bilan fait état de 59 djihadistes tués, ainsi que 11 membres des forces de l’ordre. Sept civils ont également trouvé la mort dans cette attaque attirbuée à l’organisation de l’État islamique (EI).

“Il s’agit du premier attentat d’une telle ampleur en milieu urbain avec, dans un premier temps, des attaques ciblées suivies par des assauts simultanés contre des bâtiments des forces de l’ordre”, précise sur France 24 Wassim Nasr, spécialiste des mouvements jihadistes. “D’après des sources locales, l’attaque a été perpétrée par des jihadistes de l’organisation de l’État islamique qui ont été aidés par des habitants de la ville pour s’infiltrer dans des maisons afin d’abattre des militaires tunisiens. Ils ont ensuite lancé des assauts coordonnés contre les bâtiments de la sécurité.” Un des officiers, le plus haut gradé de l’antiterrorisme de Ben Guerdane, a été tué.

Les autorités tunisiennes ont manifesté à plusieurs reprises leur inquiétude face au chaos en Libye et ont récemment achevé la construction d’un “système d’obstacles” sur près de la moitié des 500 km de leur frontière commune. Déjà frappée en 2015 par une série d’attentats sanglants, la Tunisie a annoncé la fermeture des postes frontaliers et le renforcement des patrouilles y compris aériennes à sa frontière avec la Libye, où le chaos profite notamment à l’EI.

Quant au travail de déradicalisation pourtant bien nécessaire à ce pays qui fournit le plus grand nombre de djihadistes au monde – plus de 5.500, selon l’ONU, un record, il faut en faire plus. Les responsables des services de sécurité tunisiens parlent de plus en plus du retour de ces jihadistes, qui rejoignent des groupes islamistes en Libye et franchissent clandestinement la frontière tunisienne.

A Kairouan, en Tunisie, cette semaine  7 extrémistes religieux ont été arrêtés par les forces de l’ordre hier pour apologie du terrorisme.  Parmi les suspects 4 jeunes femmes niqabées originaires de la région de Jehinat à Bouhajla qui ont fêté les attaques terroristes de Ben Guerdane.

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