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Vers un printemps européen? Les inégalités de la mondialisation, le chômage, l’échec du capitalisme de gauche en France & en Grèce.

Il est reconnu que cette “Europe Unie”, rêve de milliers de personnes qui se sont battues et ont donné leur vie pour un avenir meilleur en Europe, est en train de s’effondrer et se désintégrer, puisqu’elle n’a plus aucune vision commune concernant sa politique ou son futur et elle gère les êtres humains comme une activité commerciale.

Aujourd’hui, les institutions de l’Union européenne recourent de plus en plus fréquemment à une propagande mensongère, d’une part, ainsi qu’au financement et à l’imposition d’une seule vision «authentique» de l’unité européenne, d’autre part.

Le premier coup dur porté à la construction européenne fut le référendum volé de 2005. Une large majorité de Français avaient refusé le traité établissant une Constitution pour l’Europe, avant d’être trahis, peu de temps après, par Nicolas Sarkozy. Échaudés, les télégraphistes de Bruxelles (pardon, les gouvernants français) n’ont, depuis lors, plus présenté de référendum au peuple. Quand le peuple vote mal, on ne le fait plus voter.

En Grèce, après l’élection de la gauche radicale au pouvoir en janvier 2015, d’innombrables partis qui affichent des positions «anticapitalistes» ou de «gauche», en Grèce et à travers le monde, ont salué l’arrivée au pouvoir de Syriza comme un triomphe de la gauche et un modèle de la lutte contre l’austérité en Europe et à l’échelle internationale.

Dans les huit mois suivants, toutefois, Syriza a totalement renié ses promesses électorales. En février, quelques semaines à peine après son entrée en fonction, elle a signé un accord pour prolonger les mesures d’austérité de l’UE. Elle a ensuite foulé aux pieds le «non» au référendum sur l’austérité qu’elle a organisé en juillet, en faisant adopter de force un nouveau plan d’austérité au parlement.

Cette répudiation flagrante du vote populaire a choqué et assommé les masses. Réélu de justesse en septembre contre la Nouvelle démocratie (ND), de droite, Tsipras s’était présenté comme le candidat préféré de l’UE et des banques, suscitant une abstention massive. Au début de son second mandat, Syriza intensifie des mesures d’austérité qui ont déjà condamné des millions de personnes au chômage, à la pauvreté et à la faim.

L’Union européenne (UE), indifférente au grand spleen des peuples oubliés, devient de plus en plus révoltante. Pour avoir arbitrairement construit sa politique sur le dos des nations, des souverainetés et des frontières, elle est en train de se perdre dans un universalisme mercantile qui, partout, exacerbe les indignations populaires.

Pour le Réseau Voltaire, François Mitterrand a concédé à l’Allemagne la création d’un euromark, monnaie largement surévaluée pour les pays du Sud et la France aussi, et largement sous-évaluée pour l’Allemagne qui a pu, depuis lors, dominer économiquement tout le continent. Les exportations françaises en souffrent et les français sont incapables de relancer leur économie . Récemment, Aléxis Tsípras a piégé son peuple et s’est laissé piéger par le chantage des « eurobéats ». Angela Merkel aurait dû laisser la Grèce quitter la monnaie unique, qui ne lui sied guère et l’empêche de rebondir. Idem pour le Portugal et l’Espagne, qui ne peuvent se permettre un tel luxe. Idem pour la France et l’Italie, qui stagnent.

Aujourd’hui les rassemblements du mouvement “Nuit Debout”, très relayé de façon empathique par les médias dits « de gauche » est celui des déçus de la gauche de pouvoir, la socialiste là, dans le texte, des gens qui ont voté pour Hollande ou Sarkozy au deuxième tour. Voter pour Hollande, l’énarque qui n’a eu de cesse de torpiller tous les pourfendeurs du capitalisme du temps de sa direction du PS. La mémoire courte, le plafond bas des gens « bien éduqués à haut niveau d’étude au pouvoir d’achat érodés par la crise et la spéculation financière ». Des gens qui sont contre, bien sûr, mais pour eux-mêmes, pas pour les pauvres, les intérimaires qui nettoient la fiente de leur ville, les employés au salaire minimum qui leur vendent leurs vêtements onéreux fabriqués par quelques esclaves à l’autre bout du monde, assemblés par des ouvriers payés au lance-pierre et managés au lance-roquette dans les dernières usines françaises.

Le programme de Tsipras est fondé sur la destruction d’acquis sociaux dont jouissent les travailleurs d’Europe occidentale depuis des générations. Le patronat grec s’est vu exonéré des coûts de la couverture médicale universelle. Syriza attaque les retraites selon un projet, discuté dans les médias, qui imposerait aux travailleurs l’obligation de cotiser pour des retraites complémentaires, éliminant de fait le droit à une retraite payée par l’État. Le salaire minimum grec rabaissé à €683 par mois est aujourd’hui plus proche des salaires en Chine ou dans les pays les plus pauvres d’Europe de l’est, que du salaire minimum de pays plus riches de la zone euro comme la Hollande ou la France.

Schengen n’est déjà qu’un vague souvenir. Bientôt, les pays européens rétabliront leurs frontières pour se protéger de l’invasion en cours. L’euro s’effondr progressivement. Les nations libres s’imposent comme la solution d’avenir, la solution logique. L’Union européenne est un organisme de promotion du libre-échangisme le plus mortel. Non, les êtres humains ne sont pas interchangeables. Pour rester prospère, l’Europe doit divorcer de l’Union européenne.

Les inégalités de salaires et la pauvreté restent fortes en France

Selon Inegalites.fr, La France compte 4,9 millions de pauvres au seuil à 50 % du revenu médian et 8,5 millions à celui de 60 %, selon les données 2013 de l’Insee. Dans le premier cas, le taux de pauvreté est de 7,7 %, dans le second de 13,7 %. La pauvreté a fortement progressé à partir de 2008, avec l’accentuation des difficultés économiques liées à la crise financière. Entre 2008 et 2012, le nombre de pauvres, au seuil à 50 % comme à 60 %, a augmenté de 800 000. Le taux à 50 % s’est élevé de 7 à 8 %, le taux à 60 % de 13 à 14 % sur la même période. Depuis 2012, ce taux stagne selon les dernières estimations de l’Insee. En 2014, le taux estimé serait de 14,2 % au seuil à 60 %.

En réalité, la principale cause du chômage aujourd’hui pourrait être la libéralisation du commerce à l’echelle mondiale dans un monde caractérisé par des différences significatives dans les salaires réels. En même temps, l’industrialisation en Europe est en baisse. Il n’y a pas si longtemps, la mondialisation était synonyme de force positive, un slogan pour l’union de toutes les nations vers un monde plus sûr, plus propre et plus prospère. Aujourd’hui, elle est pour beaucoup à l’origine de tous les maux, et notamment de la « délocalisation » des emplois vers les pays à bas salaires.
 

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