foreign relations of israel

Comprendre le contexte géopolitique du triangle impossible entre l’Algérie, l’Egypte et l’Etat d’Israël.

En 2014, le quotidien algérien echorouk, , évoquait la question en citant l’économiste algérien, Abderrahmane Mebtoul qui avait indiqué que ”l’Algérie approvisionnerait indirectement Israël en Gaz”, en expliquant que selon un accord passé entre Alger et Le Caire, ce dernier garderait pour l’Egypte, 400 millions m3 du gaz lui livré par l’Algérie et expédierait le surplus à Israël.

Les échanges commerciaux entre l’Egypte et l’Algérie avaient atteint “un record” début 2015 avec une hausse de 11.2%, ) plus de 477 millions de dollars, selon Huffington Post Algérie-Maroc. Il avait rajouté que les exportations algériennes vers l’Egypte ont atteint cette même période une valeur de près de 263,2 millions de dollars la même période. L’Egypte investissent beaucoup en Algérie où en 2008 était le premier pays en pourcentage d’investissement étrangers dans le pays.

Le gaz butane, le gaz propane et le GNL constituent les principales importations égyptiennes de l’Algérie. Quant aux principales exportations de l’Egypte vers l’Algérie, il s’agit des câbles en cuivre.

 

Selon des médias du Maghreb, grâce à cet accord gazier passé entre l’Algérie et l’Egypte, Alger livre du gaz naturel au Caire à des prix préférentiels, correspondant à la moitié des cours mondiaux.

Récemment, le ministère égyptien du Commerce a ambitionné que  cet échange commercial  progresserait en  portant  le volume des échanges commerciaux avec l’Algérie à 5 milliards de dollars ces deux prochaines années, a indiqué samedi 23 avril le ministre égyptien du Commerce délégué en Algérie, Mohamed Chérif Fethi, relayé  par le site d’informations économiques Zawya de Thomson Reuters.

L’Algérie comme le Maroc et la Tunisie d’ailleurs ne tiennent aucune relation diplomatique avec Israël. L’Egypte est devenue en 1979 le premier pays arabe – et l’un des deux seuls à ce jour avec la Jordanie – à avoir signé un accord de paix avec Israël. Les relations entre les deux pays restent toutefois un sujet sensible au sein des médias et de l’opinion publique.

Concernant la position égyptienne à l’égard d’Israël on vu un niveau de rapports très tendus entre l’Algérie et l’Egypte  après la décision du président égyptien Anwar Sadat de visiter  Israël le 19-21 novembre 1977 et ses intentions de négocier avec les Israéliens, que l’Algérie et plusieurs autres états arabes, ont considéré cela comme un coup sur le dos des Arabes et ils ont exclu l’Egypte de la Ligue Arabe. Les relations ont été restaurées en 1988 entre l’Algérie et l’Egypte.

Les gouvernements égyptiens post-Mubarak  étaient moins amicaux envers l’état d’Israël que leur prédécesseur, particulièrement pendant le régime Islamiste de courte durée de Mohamed Morsi. Mais les liens entre les deux pays se sont renforcés significativement depuis 2013 et depuis l’arrivée du président égyptien actuel Abdel Fattah l’Al-Sisi, Netanyahu a trouvé un partenaire désireux. Sisi lutte des groupes terroristes dans la Péninsule du Sinaï, a maîtrisé le Hamas dans la bande de Gaza et a réussi à réprimer des Islamistes, y compris les Frères Musulmans, à la maison. En fait, l’Égypte et Israël semblent maintenant être au bord d’une alliance stratégique renouvelée. 

Rappelons en guise de préambule que depuis plusieurs années, la Méditerranée orientale est devenue une zone d’exploration gazière très active, notamment après la découverte d’importants gisements gaziers au large d’Israël et de Chypre, l’Egypte  et bien d’autres pays tels que la Syrie comptant bien ne pas être lésée dans la bataille.

Les retards dans l’exploitation des champs israéliens pourraient toutefois désormais bénéficier au Caire qui compte également développer ses propres ressources, notamment le champs offshore de Zohr en 2017, découvert en août 2015 par la compagnie italienne Eni, et qui recèlerait l’équivalent des champs gaziers de Tamar et Leviathan réunis. Or, si l’Egypte concrétise ses nouvelles ambitions, il devrait s’en suivre un changement de paradigme majeur, le pays paraissant jusqu’à présent constituer le premier débouché du gaz israélien.

Au lendemain de son élection, le président Abdel Fattah al-Sissi a réservé son premier voyage officiel pour l’Algérie. Pour Sissi, seule Alger est à même de comprendre et de soutenir son combat.

Emprisonnements à grande échelle, condamnations à mort (commuées ou pas), isolement politique, Alger puis Le Caire ont été confrontés à une gueule de bois au lendemain d’élections pluralistes qui ont fait plusieurs victimes. Les deux régimes militaro-nationalistes ont  géré l’opposition islamiste comme un ennemi de l’intérieur. 

En atterrissant le 25 juin 2014 à Alger, le président égyptien a voulu remercier son homologue Abdelaziz Bouteflika pour son forcing diplomatique en faveur de la réintégration de l’Egypte au sein de l’Union africaine mais, surtout, faire part de sa détermination à s’attaquer aux islamistes chez lui et en Libye, pays avec lequel les deux Etats partagent des milliers de kilomètres.

Il y a deux ans, une source haut placée au ministre égyptien de l’énergie avait indiqué que l’Algérie avait accepté d’envoyer six livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) à l’Egypte et qu’un accord entre la Natural Gas Holding Company serait signé avec le groupe public algérien Sonatrach. (MiddleEastEye).

Source Photo: Wikipedia

 

 

 

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