les soeurs cachées du djihad

Envoyé Spécial/France 2: Dans l’intimité des “soeurs”, les femmes cachées du djihad

Depuis 2012, près de 300 Françaises ont rejoint la Syrie. Dans le jargon djihadiste, on les appelle les « soeurs ». La France a découvert leur existence le 8 septembre 2016 avec l’affaire dite des bonbonnes de gaz, un commando de jeunes femmes arrêtées suite à la découverte d’une voiture piégée dans le quartier de la cathédrale Notre-Dame, à Paris. Depuis plus d’un an, cette équipe de journalistes a mené l’enquête sur ces femmes cachées qui jouent un rôle clé dans la sphère djihadiste. Leur outil de prédilection : Internet.

“Envoyé spécial” a réussi à convaincre des “sœurs” du jihad, ces femmes parfois très jeunes qui rejoignent l’organisation Etat islamique en Syrie ou, pire, fomentent des attaques sur le sol français, de livrer leur histoire.

Comment, à 17 ans, se décide-t-on à commettre un attentat ? A mourir en martyr ? Au début, Iman, une jeune fille qui parle à la caméra, a peur, ne se sent “pas capable”, mais l’endoctrinement fait son chemin. La jeune fille évoque ses doutes, sa crainte de “ne pas être une bonne musulmane” si elle recule. “Je me rendais compte que c’était grave, mais je me disais ‘c’est pour Dieu, faut pas que t’aies peur’.” Autre argument qui achève de la convaincre, “l’idée d’emmener toute sa famille au paradis” – selon le discours de Daech, celui qui meurt en martyr a le droit d’entrer au paradis avec 70 personnes de son entourage. Iman finit par dire “d’accord pour faire le kamikaze”.

Le recrutement de femmes est une priorité pour l’organisation État Islamique, que ce soit pour les marier à des terroristes ou pour en faire des combattantes, prêtes à mourir “en martyr”. Bien souvent jeunes et vulnérables, elles sont des proies faciles.

Les reporters ont exploré les réseaux virtuels du recrutement jihadiste français et sont entrés en contact avec ces femmes du jihad, ainsi qu’avec leurs recruteurs. Ils ont pu recueillir leurs témoignages, aussi précieux que rares.

Pour diriger l’enquête et les chapeauter des journalistes, expérimentés, se sont réunis pour l’occasion. Marina Ladous, 40 ans, bonne connaisseuse des milieux radicalisés lyonnais, ainsi que deux Prix Albert Londres : Roméo Langlois, 38 ans, et Etienne Huver, 40 ans, respectivement primés en 2013 et en 2016.

Pour le Monde.fr, il s’agit d’un documentaire où l’on s’immisce comme jamais dans l’intimité de jeunes adolescentes tentées par la mort en martyres, et où l’on entend les voix de ces filles un peu perdues dans le monde guerrier de l’organisation Etat islamique (EI).

  • Sources: France 24, SlugNews, TV Presse,  le Monde et surtout France Télévisions. (Image, crédit :caption de l’émission)
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