LATUFF 2018 AFRIN GAZA

Le voyage du dictateur Erdogan au Vatican tandis que son massacre contre les Kurdes se continue!

Les images sont insoutenables. Le corps d’une femme dénudée gît à terre, elle a été visiblement torturée, ses seins ont été découpés et autour de son corps mutilé, les soldats dansent, hurlent de joie et crient «Allah Akbar». Elle s’appelait Barin Kobané, son nom de combattante. Elle était kurde et elle est morte pour sa liberté , massacrée par les hommes d’Erdogan.

Le président turc a été reçu par le pape, ce lundi 5 février 2018 à Rome. Une visite historique et hypocrite de la part de tous les deux.Au cours de 50 minutes de discussions “cordiales”, François et Recep Tayyip Erdogan, ont notamment abordé lundi matin “la situation au Moyen-Orient, avec une référence particulière au statut de Jérusalem, mettant en exergue le besoin de promouvoir la paix et la stabilité dans la région à travers le dialogue et la négociation, en respectant les droits de l’Homme et la loi internationale”, précise un bref communiqué du Vatican.

Néanmoins, la question sur la destruction du patrimoine chrétien par la Turquie en cours ou au passé demeure. 

 

«Protection du statu quo»:L’annexion de la partie orientale par Israël n’a jamais été reconnue par les Nations unies. «Le statut de Jérusalem est une question centrale pour les musulmans comme pour les chrétiens, et le pape comme moi-même sommes engagés dans la protection du statu quo», a déclaré le président turc dans une interview accordée au quotidien italien La Stampa.

Pour la première fois depuis 59 ans, un chef d’Etat turc a été reçu dans le plus petit Etat du monde ce lundi. Recep Tayyip Erdogan, en retard mais souriant, s’est rendu au palais apostolique du Vatican, où l’attendait un pape François à la mine plus fermée. Les deux hommes ont passé près de 50 minutes ensemble.

Aujourd’hui, presque trois semaines après le début de l’opération de l’armée turque en Syrie, et les grands humanistes des gouvernements européens, si prompts à condamner Israël pour le simple fait de construire des immeubles d’habitation en Judée Samarie, ne réagissent toujours pas.

C’est ainsi que depuis le 20 janvier, le président turc Recep Tayyip Erdogan a lancé une invasion du Kurdistan syrien en totale violation du droit international. L’armée turque, ses chars, son artillerie et son aviation bombardent et détruisent les villages de l’enclave kurde d’Afrin, au nord-est de la Syrie et se livrent à des massacres sur les populations civiles.

Alors qu’Ankara mène des bombardements en Syrie, le Saint-Siège plaide pour que cessent les armes. Le pape a offert à son hôte un médaillon représentant un ange étranglant le démon de la guerre, « le symbole d’un monde basé sur la paix et la justice », a-t-il dit.

Hier à Rome, des dizaines de manifestants se sont livrés à des affrontements avec la police près du Vatican le 5 février, en marge de la visite du président turc Recep Tayyip Erdogan.

LATUFF 2018 AFRIN GAZA

Malgré l’interdiction des manifestations pendant 24 heures prononcée par le pape François, environ 200 manifestants pro-kurdes ont défilé dénonçant notamment «un crime contre l’Humanité» en cours à Afrin, en Syrie. Le rassemblement est devenu violent lorsque certains protestataires ont tenté de forcer le barrage de policiers pour s’approcher du Vatican. Ces derniers ont alors répliqué en faisant usage de leur matraque.

Pour autant, selon RT.com, aucune référence n’a été faite à la question kurde lors de la rencontre. En juin 2016, les relations entre Ankara et le Saint-Siège s’étaient notablement refroidies à l’occasion d’une visite du pape en Arménie. François avait alors utilisé le mot «génocide», que la Turquie réfute pour qualifier les massacres d’Arméniens en 1915 et en 1916. Ankara avait alors fustigé «une mentalité de croisade».

Mensonge d’une menace terroriste inexistante

Mensonge d’une Armée Syrienne Libre, en réalité une soldatesque constituée des barbares du Front Al-Nosra, la branche syrienne d’Al-Kaïda et des rebuts de divers groupes liés aux Frères Musulmans.

Mensonge d’une intervention de pacification, en vérité un nettoyage ethnique.

Mensonge jusqu’à son nom “Opération Rameau d’Olivier” destiné à abuser les chancelleries occidentales.

Ce sont ces mensonges que le gouvernement, le Président Macron et l’Europe ne sauraient accepter, sauf à se faire complices d’actes barbares. Nous sommes des dizaines de milliers à connaître les horreurs commises par Erdogan et que nos gouvernements ne sauraient ignorer.

La Turquie et le patrimoine chrétien au Proche Orient et en Turquie même!

Selon le Figaro.fr, l’État turc tire profit d’une faille juridique pour placer sous son contrôle des sites appartenant à la communauté chrétienne. En Turquie, l’État poursuit sa politique de grignotage des biens des minorités religieuses. Dans le sud-est du pays, il vient de placer sous son contrôle une soixantaine d’églises, de cimetières et de propriétés appartenant à la communauté chrétienne. Le transfert de ces sites sous le terme générique “lieux de culte” pourrait permettre à moyen terme de les transformer en mosquées si tel était le souhait des autorités, ou d’y nommer des imams.

Depuis 2014, une cinquantaine de biens appartenant à l’Église syrienne-orthodoxe ont été expropriés par le gouvernement turc dans le sud-est de la Turquie.

Parmi ces biens, des monastères très anciens où vivent encore une dizaine de moines, les derniers de Turquie orientale.

En même temps, l’occupation militaire et illégale de plus du tiers de la République chypriote en 1974 par l’armée turque, s’est soldée par une destruction sans précédent de l’héritage monumental chrétien dans la partie occupée : 575 églises, chapelles, monastères orthodoxes, catholiques, anglicans, etc., ont été pillés, profanés et vandalisés ; 19 grandes églises historiques ont entièrement été détruites, 85 transformées en mosquées, 41 en entrepôts ou en granges… La République chypriote est membre de l’Union Européenne. La Turquie voudrait y entrer.

A Famagouste, à Chypre on trouve un paysage de désolation pire que dans un film de fiction. Arbres et arbustes ont envahi les maisons, les immeubles, les églises. Les rues ont presque disparu sous les herbes sauvages. Les murs des bâtisses sont presque tous fissurés, rongés par les racines des végétaux qui ont remplacé les habitants du quartier de Varosha, à Famagouste (qui signifie cachée dans le sable), l’ancienne cité touristique sur le littoral oriental de la partie nord de Chypre.Une ambiance lourde pèse sur le visiteur qui découvre pour la première fois cette ville fantôme. Il retient son souffle comme pour arrêter aussi le temps. Ce temps figé depuis 1974, dans ce quartier où vivait jadis la communauté grecque, chassée de la ville depuis l’invasion du 20 juillet de cette année-là. Aujourd’hui, Famagouste fait partie de la République turque de Chypre du Nord (RTCN, reconnue uniquement par Ankara).
Des barbelés de fer entourent cette jungle atypique créée par l’homme et gardée strictement par l’armée truque qui interdit toute prise de photos.

Selon Slate, encore en 2016, des milliers d’anciens lieux de culte ou d’enseignement chrétiens et juifs en Turquie sont aujourd’hui voués à des activités profanes, le plus souvent habitat ou lieu de stockage. Le 25 février encore, une église de Bursa (nord-ouest) a été proposée à la vente sur un site internet d’annonces immobilières pour 1,5 million de dollars, avec la notice: «Convient pour un restaurant, un hôtel, un café ou tout autre usage.» De nombreux bâtiments sont aussi laissés à l’abandon et à la merci des pillages, promis à un effacement définitif.

En plus, la semaine dernière, un temple néo-hittite vieux de 3.000 ans a été endommagé par les frappes aériennes turques dans le nord de la Syrie, a rapporté dimanche une ONG, un expert archéologique déplorant une “catastrophe” similaire aux ravages causés à Palmyre.

Le temple d’Aïn Dara, qui date de “l’ère araméenne” (environ 1.300-700 avant J.-C.), se trouve dans l’enclave d’Afrine, cible depuis plus d’une semaine d’une offensive turque, et a été touché vendredi par des frappes aériennes, a précisé l’observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). “L’ampleur des destructions est de 60%“, estime le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane (à vérifier ).

Sources:

http://www.slate.fr/story/114895/turquie-sauver-patrimoine-chretien-juif

https://www.la-croix.com/Religion/Orthodoxie/Le-dernier-combat-moines-Turquie-2017-11-20-1200893389

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5 thoughts on “Le voyage du dictateur Erdogan au Vatican tandis que son massacre contre les Kurdes se continue!”

  1. Bien-sûr il m’est difficile de like un article sur de telles atrocitées faites sans que les grands dirigeants Européens entre-autres ne manifestent leur indignation ( plus préoccupés par leurs côtes de populatité que des massacres qui sont perpétués un peu partout dans le monde. Pourtant c’est bien grâce en grande partie à ces jeunes combattantes que ” Daesh” à reculé. j’avais connaissance dès dimanche matin de ces photos de cette jeune combattante mutilée . Mais la presse (surtout télévisée) n’a pas ou très peu parlé mais surtout pas expliquée ce qui se passe dans l’enclave d’AFRINE .

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