Category Archives: United States – Etats-Unis/ Imperialism and Rogue States

Lors du dernier test nucléaire, la Corée du Nord a annoncé avoir procédé avec succès au test d’une bombe à hydrogène.


On n’écrit presque jamais pour la Corée du Nord et tout ce qui se passe actuellement à la péninsule coréenne mais il y a le risque que la guerre soit scénario possible envisagé par les Etats-Unis voire la Russie et la Chine.   

Le sixième test nucléaire de la Corée du Nord n’est pas une surprise pour les analystes qui suivent attentivement le programme du régime Nord-Coréen. Depuis avril, les analystes de 38 North disent que le régime était prêt, et l’intelligence sud-coréenne l’a prédit depuis la semaine dernière.

La Corée du Nord n’a jamais caché que ses programmes interdits avaient pour but de mettre au point des missiles balistiques intercontinentaux susceptibles de porter le feu nucléaire sur le continent américain.La situation s’était déjà tendue en juillet quand la Corée du Nord a procédé à plusieurs essais réussis d’un missile balistique intercontinental ou ICBM, le Hwasong-14, puis en août lorsqu’elle avait tiré un missile qui a survolé le Japon avant de s’abîmer dans le Pacifique.

Ce qui manque encore c’est la diplomatie. La balle est dans le camp de l’administration de Trump de commencer rapidement les discussions avec ce régime, ou de continuer ce recours de démonstration des forces, d’autres sanctions de l’ONU et des sanctions secondaires. Plus de ce qui a été fait depuis huit ans mais sans résultat réel vu que le régime devient de plus en plus agressif.

Le 28 août, les services de renseignement sud-coréens (National Intelligence Service, NIS) auraient informé le gouvernement de l’imminence d’un tel essai. Samedi 2 septembre, le vice-premier ministre japonais, Taro Aso, avait annulé un déplacement aux Etats-Unis. S’il n’a pas évoqué spécifiquement un essai nucléaire, il a justifié sa décision par les tensions autour de la Corée du Nord.

La course à l’adhésion au club nucléaire a un but: la survie du régime Nord-Coréen. Et le récit est simple: si le Nord a les armes et les systèmes de livraison, il est trop dangereux d’attaquer.

Puissance nucléaire en augmentation

Pyongyang a annoncé, dimanche 3 septembre,à la télévision nationale d’ avoir mené avec succès un test de « bombe à hydrogène [aussi appelée bombe H] pouvant équiper un missile balistique intercontinental ICBM ». Il s’agit du sixième essai nucléaire mené par la Corée du Nord en onze ans.De son côté, le Japon a confirmé que suite à cet essai ses agences géologiques ont enregistré une secousse de magnitude 6,3 sur l’échelle de Richter (ressentie également par des instituts sud-coréens et américains), près de son principal site de tests atomiques (Punggye-ri). L’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS) a précisé que la magnitude de cette secousse était bien plus forte que celle recensée lors des tests antérieurs.

Quelques heures auparavant, la Corée du Nord avait publié d’autres photos montrant le dirigeant nord-coréen inspectant ce qui était présenté comme une bombe H (bombe à hydrogène ou thermonucléaire) pouvant être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental dont dispose le régime nord-coréen.

kim jong un examining bomb
Source: @Twitter

Les bombes H sont beaucoup plus puissantes que les bombes atomiques classiques déjà testées par la Corée du Nord.Selon des spécialistes sud-coréens, la puissance de la nouvelle secousse était cinq à six fois supérieure à celle du précédent essai de septembre 2016. La Corée du Nord avait alors fait exploser une bombe de 10 kilotonnes.

L’engin inspecté par le dirigeant nord-coréen est “une bombe thermonucléaire d’une très grande puissance fabriquée par nos efforts et notre technologie”, a déclaré KCNA, tandis que Kim Jong-un a souligné, selon l’agence, que “tous les composants de cette bombe H ont été fabriqués à 100 % nationalement”.

Réactions et analyse

Pour RT France, Pékin, Moscou, Tokyo, Séoul et Paris n’ont pas tardé à condamner cette nouvelle violation de multiples résolutions de l’ONU exigeant la fin des programmes nucléaire et balistique nord-coréens.

Dès l’annonce d’un séisme imputé à une probable explosion en Corée du Nord, le premier ministre nippon Shinzo Abe a déclaré qu’un nouvel essai nucléaire était absolument inacceptable.

La Chine, principal allié et soutien économique du régime de Kim Jong-Un, a condamné vigoureusement ce nouveau test en exhortant que Pyongyang de son côté à «cesse d’aggraver la situation» avec des «gestes qui ne servent pas ses intérêts». La Russie a, elle, estimé que «cette dernière manifestation par Pyongyang de mépris pour les exigences des résolutions en la matière du Conseil de sécurité de l’ONU et les normes du droit international mérite la plus forte condamnation». Le texte ajoute qu’«il est impératif de rester calme et s’abstenir de toute action qui conduirait à une nouvelle escalade».Poutine a qualifié la situation dans la péninsule coréenne d’« ultra dangereuse » en réaction aux tensions grandissantes dans cette région.

Le président français Emmanuel Macron a appelé la communauté internationale à réagir avec la plus grande fermeté, estimant que le test nord-coréen portait atteinte à la paix et à la sécurité.

Selon le Monde, de fait, ni les sanctions économiques, ni les pressions, ni, plus récemment, les rodomontades du président américain, Donald Trump, ne semblent avoir dissuadé le régime de Pyongyang de poursuivre son objectif. Pyongyang avait déclaré avoir achevé les préparatifs d’une frappe contre Guam, où une base aérienne et une base navale américaines sont déployées, et qu’il s’exécuterait si les États-Unis ne se comportaient pas «raisonnablement».En réponse à cette menace, les militaires américains ont procédé mercredi à des tests antimissiles.

Loin de fermer la porte à l’option militaire, Donald Trump semble donc décidé à n’exclure aucune possibilité. Dans la foulée, il a publié plusieurs tweets au ton plutôt pessimiste. «La Corée du Nord a conduit un test nucléaire d’ampleur : ses discours autant que ses actes hostiles envers les Etats-Unis constituent une menace», a-t-il estimé.

Il a également estimé que la Corée du Nord était un «Etat voyou qui est devenu une grande menace et une source d’embarras pour la Chine, qui essaie d’aider mais avec peu de succès». Au sujet de la Corée du Sud, il a déclaré : «[Ils] s’aperçoivent, comme je le leur ai dit, que leur discours d’apaisement avec la Corée du Nord ne fonctionnera pas, ils ne comprennent qu’une chose !»


Sources : RT France, The Guardian, le Monde, France 24, Libération, Europe 1,
Reuters

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What happened in Charlottesville, Virginia


Français: Charlottesville (Virginie) : 65 000 habitants, un maire juif et un chef de police noir. Cette ville, enclave progressiste dans le Sud conservateur des Etats-Unis, est devenue l’épicentre du visage le plus sombre de l’Amérique. Le KKK, les néo-nazis, les suprémacistes blancs et autres groupuscules d’extrême-droite s’y sont donnés rendez-vous, le samedi 12 août. En marge de ce rassemblement polémique de l’extrême droite américaine, une femme de 32 ans a également perdu la vie après avoir été fauchée par une voiture qui a foncé dans un groupe de contre-manifestants.

If there was any doubt about what kind of person went to protest in Charlottesville, Virginia, over the weekend, Vice News’s documentary should put those questions to rest: One side was white supremacists, some of whom openly endorsed violence.

Last Saturday hundreds of white nationalists, alt-righters, and neo-Nazis traveled to Charlottesville, Virginia, to participate in the “Unite the Right” rally. Protests turned violent as these white supremacists clashed with counter-demonstrators, and a car ploughed into the crowd of anti-racist and anti-fascist protesters. By Saturday evening three people were dead – one protester and two police officers – and many more injured:

Heather D. Heyer, 32, a paralegal from Charlottesville who “was a passionate advocate for the disenfranchised and was often moved to tears by the world’s injustices.”

Two state troopers also died on Saturday. Lt. H. Jay Cullen and Trooper Berke M. M. Bates were in a helicopter monitoring the demonstrations, when the helicopter fell and burst into flames. (NYTimes)

The driver of the car, 20-year-old James Alex Fields Jr was arrested shortly after the incident and was charged with second-degree murder, three counts of malicious wounding, and one count of hit-and-run.

Described as one of the largest white supremacist events in recent US history, it was organised by Jason Kessler, a former journalist and a member of the Proud Boys, an ultra-nationalist group.

On Friday night, hundreds of white supremacists and neo-fascists had a torchlight march across the University of Virginia’s campus, a place to which they had not been invited. They openly chanted fascist slogans like “blood and soil” and “Jews will not replace us”. Furthermore, they chanted fascist slogans. They carried the colors of openly fascist organizations, which promote white supremacy, antisemitism, misogyny and the idea of a white ethno-state.

When they reached a much smaller group of counter-protesters gathered around a statue of Thomas Jefferson, they surrounded them, hurled verbal abuse and then commenced beating them with lit torches and fists, and using pepper spray on them. Some protesters told me they had been sprayed with lighter fluid while naked flames burned all around them.

Some of the people trapped around the statue responded with fists and pepper spray, but their actions, and their posture, was entirely defensive from the start.

The “alt-right”, on the other hand, came prepared for violence, and they were spoiling for it.

That night, it was not the left that “came charging, with clubs in their hands”. Quite the contrary.

On Saturday, again, the far-right protesters came primed for violence, and most counter-protesters adopted an entirely defensive posture.

On the video we see “VICE News Tonight” correspondent Elle Reeve  who went behind the scenes with white nationalist leaders, including Christopher Cantwell, Robert Ray, David Duke, and Matthew Heimbach — as well as counterprotesters. VICE News Tonight also spoke with residents of Charlottesville, members of the Black Lives Matter movement, and the Charlottesville Police.

This took place in Charlottesville, a university town of 46,000 people, in the state of Virginia in the United States.

Charlottesville has become a focal point of the resurgent white supremacist movement after officials there voted to take down a statue of the Confederate General Robert E Lee.

Why has the statue been an issue?

The statue was of Robert E. Lee, a general who fought in the American Civil War over 150 years ago. General Lee fought for the side that supported slavery, and owned slaves himself.

These events in Charlottesville show once again how the US is deeply divided when it comes to race.

  • With Sources from Al-Jazeera , the Guardian, New York Times and RTL.fr*