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La Russie et les États-Unis au seuil d’une nouvelle guerre froide.


  • La Russie menace les USA après qu’un F-18 de la Navy a abattu un avion syrien près de Raqqa.

De nouveau, la Russie et les Etats-Unis se trouvent au seuil d’une nouvelle guerre froide, a déclaré mercredi Sergueï Rogov, directeur de l’Institut des Etats-Unis et du Canada (Russie), au cours d’une conférence de presse à Moscou (RIA NOVOSTI).Les incidents s’enchaînent en Syrie entre les camps emmenés par les États-Unis et la Russie, accroissant les risques de confrontation entre les deux puissances.

Le partenariat stratégique dont ont parlé les dirigeants des deux pays ces dernières mois est, à bien des égards, une fiction et une déclaration creuse, a-t-il ajouté l’expert. Certains conseillers de Donald Trump le poussent en effet à surenchérir dans se pays, pas tant pour affronter le régime d’Assad, que son protecteur iranien, selon Foreign Policy. Une confrontation qui ne serait pas pour déplaire aux alliés des Etats-Unis auprès de qui Trump s’est le plus engagé, Israël et l’Arabie saoudite, aussi obnubilés que lui par la “menace iranienne”. Pour info: la Russie est impliquée militairement au côté du régime de Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie, alors que les Etats-Unis soutiennent et arment une alliance arabo-kurde rivale et des rebelles syriens.

Syrian_Civil_War_map june 2017
Source: @Wikimedia, Rose: Terrain Contrôlé par le gouvernement syrien et ses alliés. –Vert Contrôlé par les rebelles (ASL, Ahrar al-Cham, Jaych al-Islam, et autres…) Blanc: Contrôlé par le Hayat Tahrir al-Cham. Gris: Contrôlé par l’État islamique. Jaune: Contrôlé par les Forces démocratiques syriennes.

Course de vitesse entre les deux blocs: Etats-Unis & la Russie

Deux événements inédits survenus ces derniers jours pourraient  laisser craindre qu’un risque de confrontation entre la Russie et les Etats-Unis pourrait subvenir. Néanmoins, ses incidents doivent être considérés comme isolés selon certains experts: Continue reading La Russie et les États-Unis au seuil d’une nouvelle guerre froide.

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La Grèce, Chypre, l’Italie et Israël signent “Est Med” le nouveau projet de Gazoduc en Méditerranée de l’Est (FR/en)


Les ministres de l’Énergie de l’Italie, la Grèce, Chypre et Israël ainsi que Miguel Arias Canete, Commissaire européen pour l’action sur le climat et l’énergie, se sont engagés,  début  Avril, depuis Tel-Aviv, à faire avancer un projet de gazoduc sous-marin reliant la Méditerranée orientale au sud de l’Europe. Ainsi, tous les six mois, les ministres de l’Energie des pays concernés se réuniront pour le suivi d’un dossier ouvert depuis 2015.

Selon  le Commissaire d’Énergie le projet “satisferait quand même à l’ensemble des conditions requises pour rendre un engagement financier possible.”

M.Canete a aussi noté que Chypre et Israël étaient “très fiables” comme des fournisseurs d’énergie  et que leurs réserves à gaz pourraient faire une contribution de valeur à la stratégie de l’UE “de diversifier les sources, les trajets des gazoducs et les fournisseurs.” Il a admis que ce projet aiderait à limiter la dépendance énergétique via le Nord Stream vis à vis la Russie pour sécuriser la transition d’approvisionnement énergétique au vieux continent.  

gas pipeline network russia europe

Depuis plusieurs années, la Méditerranée orientale est devenue une zone d’exploration gazière très active, notamment après la découverte d’importants gisements gaziers au large d’Israël,  de Chypre et de l’Egypte. 
La Turquie, le Liban et la Syrie comptent bien de ne pas se laisser écartés  dans cette “bataille” de devenir aussi des carrefours énergétiques entre l’Asie et l’Europe.

 Rappelons parallèlement que Chypre est coupée en deux – entre partie occupée par l’armée turque et la partie chypriote – depuis plus de 40 ans.

Développé avec le soutien de l’Union européenne, ce gazoduc baptisé EastMed serait le plus long ( 1 300 km sous-marin et 600 km terrestre) et le plus profond au monde. Il réduira la dépendance de l’Europe au gaz russe tout en permettant un nouveau débouché aux nouveaux champs d’hydrocarbures découverts à l’Est de la Méditerranée et situés au large des côtes israéliennes et chypriotes.

Selon IGI Poseidon – co-entreprise grecque détenue à parts égales par DEPA SA et Edison S.pA. qui détient 100% du projet – le gazoduc pourrait transporter 16 milliards de mètres cubes de gaz par an.

En outre, en décembre 2016, Israël a donné son autorisation pour la vente à la Grèce de deux champs gaziers situés dans la zone, brisant le monopole d’un consortium formé par la compagnie américaine Noble Energy et le groupe israélien Delek. Un accord d’autant plus important qu’ils renforcent les relations entre les gouvernements grecs et israéliens alors qu’Israël mène un projet de construction de gazoducs en Méditerranée, avais-je alors indiqué.

Le chantier devrait coûter 6,2 mrds$ (5,8 mrds€) pour une mise en service en 2025. Les études de faisabilité financière du projet sont déjà finalisées mais devront désormais prendre en compte une nouvelle donnée pour le calcul de la rentabilité : la chute du prix des hydrocarbures.

Précisions de taille : un accord de délimitation des zones économiques exclusives a été conclu le 17 décembre 2010 entre Israël et Chypre, en vue de permettre aux deux pays la poursuite des recherches off-shore d’hydrocarbures de part et d’autre dans la partie orientale de la Méditerranée, de  gigantesques réserves de gaz ayant été alors découvertes dans la zone. Cette entente avait provoqué de vives réactions des pays voisins … Turquie, Syrie, Liban et l’Égypte voyant d’un mauvais œil la volonté hégémonique de l’Etat hébreu sur les gisements récemment découverts.

Selon les contrôles de la commission gouvernementale israélienne mise en place pour gérer un fonds d’exploitation des ventes, les recettes prévues des gisements Léviathan, Tamar et Dalit étaient alors  estimées à 100 voire à 130 milliards de dollars jusqu’en 2040.

Egalement, une haute responsable israélienne a déclaré pour sa part qu’Israël espérait pouvoir exporter du gaz vers la Turquie dès 2021. Israël espère en effet exporter ce gaz vers la Jordanie, l’Europe et la Turquie. Un premier accord a déjà été signé avec Amman en septembre 2016. Selon la responsable israélienne, un accord avec la Turquie devrait être finalisé d’ici l’été 2017.

Selon Hürriyet, tandis qu’Ankara a longtemps espéré que TANAP transformerait la Turquie comme la route principale pour le gaz naturel asiatique du Moyen-Orient et Central en ce qui concerne son acheminement en Europe, les efforts en cours de l’UE afin de diversifier ses voies d’approvisionnement changent l’échiquier d‘énergie dans la zone de Méditerranée Orientale.

Bien que le gazoduc Trans-Med ait été écarté par des analystes comme commercialement impraticable en raison du prix de gaz très bas, plusieurs contrats ont été signés récemment signés entre Chypre et des entreprises d’énergie internationales Le 5 avril, deux jours après le sommet Trans-Med, le Qatar Petroleum et ExxonMobil ont signé une exploration et un contrat en partageant l’exploration et la production avec la République Chypriote au sein du  Bloc 10 dans la zone économique exclusive chypriote.

En mars, le géant d’énergie italien Eni a annoncé qu’il avait acheté les droits d’exploitation à 50% concernant le Bloc 11 qui appartenait à Total S.A. Le bloc 11 est adjacent à la concession Shorouk de l’Égypte dans laquelle Eni a fait l’immense découverte en 2015 du gisement de gaz naturel Zohr qui reste comme la plus grande découverte de gaz naturel en Méditerranée Orientale. Le domaine Zohr de l’Égypte, contient 850 milliards de centimètres cubes de gaz naturel, dont 50 à 60 pour cent peuvent être exploités . Si le réservoir de carbonate de Zohr s’étend à travers la frontière entre l’Égypte et les zones économiques exclusives de Chypre, il y a la possibilité que Chypre a des réserves de gaz naturel majeures dans le Bloc 11.

Eastern Mediterranean EEZ

English:

DW.COM: The planned pipeline – stretching about 2,000 kilometers (1,248 miles) on the bed of the Mediterranean Sea – aims to link gas fields off the coasts of Israel and Cyprus with Greece and possibly Italy, at a cost of up to 6 billion euros ($6.4 billion).
After a meeting in Tel Aviv in early April, between energy ministers from Israel, Cyprus, Greece and Italy, European Climate and Energy Commissioner Miguel Arias Canete told reporters he believed the project would “meet all relevant requirements” to make a financial commitment possible.

Canete also noted that Cyprus and Israel were “very reliable” suppliers, and that their gas reserves could make a valuable contribution to the EU’s strategy to “diversify sources, routes and suppliers.”

Canete admitted it would help limit reliance on the Nord Stream pipeline via Russia, which he said “adds nothing to the security of supply.”

  • Sources:AFP, Reuters, L’Orient le Jour, Mondialisation.ca, DW.de, Hurriyet, Keep Talking Greece

Read: iSRAEL, EUROPEAN STATES ADVANCE PLANS FOR WORLD’S LONGEST UNDERWATER GAS PIPELINE