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La Grèce, Chypre, l’Italie et Israël signent “Est Med” le nouveau projet de Gazoduc en Méditerranée de l’Est (FR/en)


Les ministres de l’Énergie de l’Italie, la Grèce, Chypre et Israël ainsi que Miguel Arias Canete, Commissaire européen pour l’action sur le climat et l’énergie, se sont engagés,  début  Avril, depuis Tel-Aviv, à faire avancer un projet de gazoduc sous-marin reliant la Méditerranée orientale au sud de l’Europe. Ainsi, tous les six mois, les ministres de l’Energie des pays concernés se réuniront pour le suivi d’un dossier ouvert depuis 2015.

Selon  le Commissaire d’Énergie le projet “satisferait quand même à l’ensemble des conditions requises pour rendre un engagement financier possible.”

M.Canete a aussi noté que Chypre et Israël étaient “très fiables” comme des fournisseurs d’énergie  et que leurs réserves à gaz pourraient faire une contribution de valeur à la stratégie de l’UE “de diversifier les sources, les trajets des gazoducs et les fournisseurs.” Il a admis que ce projet aiderait à limiter la dépendance énergétique via le Nord Stream vis à vis la Russie pour sécuriser la transition d’approvisionnement énergétique au vieux continent.  

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Depuis plusieurs années, la Méditerranée orientale est devenue une zone d’exploration gazière très active, notamment après la découverte d’importants gisements gaziers au large d’Israël,  de Chypre et de l’Egypte. 
La Turquie, le Liban et la Syrie comptent bien de ne pas se laisser écartés  dans cette “bataille” de devenir aussi des carrefours énergétiques entre l’Asie et l’Europe.

 Rappelons parallèlement que Chypre est coupée en deux – entre partie occupée par l’armée turque et la partie chypriote – depuis plus de 40 ans.

Développé avec le soutien de l’Union européenne, ce gazoduc baptisé EastMed serait le plus long ( 1 300 km sous-marin et 600 km terrestre) et le plus profond au monde. Il réduira la dépendance de l’Europe au gaz russe tout en permettant un nouveau débouché aux nouveaux champs d’hydrocarbures découverts à l’Est de la Méditerranée et situés au large des côtes israéliennes et chypriotes.

Selon IGI Poseidon – co-entreprise grecque détenue à parts égales par DEPA SA et Edison S.pA. qui détient 100% du projet – le gazoduc pourrait transporter 16 milliards de mètres cubes de gaz par an.

En outre, en décembre 2016, Israël a donné son autorisation pour la vente à la Grèce de deux champs gaziers situés dans la zone, brisant le monopole d’un consortium formé par la compagnie américaine Noble Energy et le groupe israélien Delek. Un accord d’autant plus important qu’ils renforcent les relations entre les gouvernements grecs et israéliens alors qu’Israël mène un projet de construction de gazoducs en Méditerranée, avais-je alors indiqué.

Le chantier devrait coûter 6,2 mrds$ (5,8 mrds€) pour une mise en service en 2025. Les études de faisabilité financière du projet sont déjà finalisées mais devront désormais prendre en compte une nouvelle donnée pour le calcul de la rentabilité : la chute du prix des hydrocarbures.

Précisions de taille : un accord de délimitation des zones économiques exclusives a été conclu le 17 décembre 2010 entre Israël et Chypre, en vue de permettre aux deux pays la poursuite des recherches off-shore d’hydrocarbures de part et d’autre dans la partie orientale de la Méditerranée, de  gigantesques réserves de gaz ayant été alors découvertes dans la zone. Cette entente avait provoqué de vives réactions des pays voisins … Turquie, Syrie, Liban et l’Égypte voyant d’un mauvais œil la volonté hégémonique de l’Etat hébreu sur les gisements récemment découverts.

Selon les contrôles de la commission gouvernementale israélienne mise en place pour gérer un fonds d’exploitation des ventes, les recettes prévues des gisements Léviathan, Tamar et Dalit étaient alors  estimées à 100 voire à 130 milliards de dollars jusqu’en 2040.

Egalement, une haute responsable israélienne a déclaré pour sa part qu’Israël espérait pouvoir exporter du gaz vers la Turquie dès 2021. Israël espère en effet exporter ce gaz vers la Jordanie, l’Europe et la Turquie. Un premier accord a déjà été signé avec Amman en septembre 2016. Selon la responsable israélienne, un accord avec la Turquie devrait être finalisé d’ici l’été 2017.

Selon Hürriyet, tandis qu’Ankara a longtemps espéré que TANAP transformerait la Turquie comme la route principale pour le gaz naturel asiatique du Moyen-Orient et Central en ce qui concerne son acheminement en Europe, les efforts en cours de l’UE afin de diversifier ses voies d’approvisionnement changent l’échiquier d‘énergie dans la zone de Méditerranée Orientale.

Bien que le gazoduc Trans-Med ait été écarté par des analystes comme commercialement impraticable en raison du prix de gaz très bas, plusieurs contrats ont été signés récemment signés entre Chypre et des entreprises d’énergie internationales Le 5 avril, deux jours après le sommet Trans-Med, le Qatar Petroleum et ExxonMobil ont signé une exploration et un contrat en partageant l’exploration et la production avec la République Chypriote au sein du  Bloc 10 dans la zone économique exclusive chypriote.

En mars, le géant d’énergie italien Eni a annoncé qu’il avait acheté les droits d’exploitation à 50% concernant le Bloc 11 qui appartenait à Total S.A. Le bloc 11 est adjacent à la concession Shorouk de l’Égypte dans laquelle Eni a fait l’immense découverte en 2015 du gisement de gaz naturel Zohr qui reste comme la plus grande découverte de gaz naturel en Méditerranée Orientale. Le domaine Zohr de l’Égypte, contient 850 milliards de centimètres cubes de gaz naturel, dont 50 à 60 pour cent peuvent être exploités . Si le réservoir de carbonate de Zohr s’étend à travers la frontière entre l’Égypte et les zones économiques exclusives de Chypre, il y a la possibilité que Chypre a des réserves de gaz naturel majeures dans le Bloc 11.

Eastern Mediterranean EEZ

English:

DW.COM: The planned pipeline – stretching about 2,000 kilometers (1,248 miles) on the bed of the Mediterranean Sea – aims to link gas fields off the coasts of Israel and Cyprus with Greece and possibly Italy, at a cost of up to 6 billion euros ($6.4 billion).
After a meeting in Tel Aviv in early April, between energy ministers from Israel, Cyprus, Greece and Italy, European Climate and Energy Commissioner Miguel Arias Canete told reporters he believed the project would “meet all relevant requirements” to make a financial commitment possible.

Canete also noted that Cyprus and Israel were “very reliable” suppliers, and that their gas reserves could make a valuable contribution to the EU’s strategy to “diversify sources, routes and suppliers.”

Canete admitted it would help limit reliance on the Nord Stream pipeline via Russia, which he said “adds nothing to the security of supply.”

  • Sources:AFP, Reuters, L’Orient le Jour, Mondialisation.ca, DW.de, Hurriyet, Keep Talking Greece

Read: iSRAEL, EUROPEAN STATES ADVANCE PLANS FOR WORLD’S LONGEST UNDERWATER GAS PIPELINE

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Tsipras: ‘Turkish Stream’ will have another name on Greek territory | EurActiv


Update: 03/12/2015

Hurriyet Daily News and RT.com :Russia and Turkey, at loggerheads since Ankara shot down a Russian warplane last week, have suspended talks on their joint Turkish Stream project to pipe gas to Turkey and southern Europe, Russia’s energy minister said on Dec. 3.

“Currently talks are suspended,” Energy Minister Alexander Novak said, quoted by RIA Novosti state news agency.  “Work on formulating agreements on Turkish Stream is suspended,” particularly because “an intergovernmental commission on trade and economic cooperation has stopped meeting” under Russia’s retaliatory measures against Ankara, Novak said. However, he said talks on building a nuclear power plant in Turkey remained open, Reuters reported.

The Turkish Stream project would see four pipelines carrying Russian natural gas under the Black Sea, linking southern Russia to western Turkey.

Meanwhile, Turkey has agreed with Azerbaijan to accelerate the Trans-Anatolian Pipeline (TANAP), with an aim to have the gas project completed before the planned 2018, Prime MinisterAhmet Davutoğlu said on Dec. 3, as quoted by Reuters.

In a joint news conference with Azerbaijan President Ilham Aliyev in the capital Baku, Davutoğlu also said Turkey was willing to share details of its recent jet downing incident with Russia.

This was the latest move by Turkey’s leaders, who are in an effort to diversify energy supplies as ties with its largest natural gas provider Russia have tumbled following the downing of a Russian warplane by Turkey.

 

Tsipras: ‘Turkish Stream’ will have another name on Greek territory | EurActiv.

Greece is interested in expanding its energy cooperation with Moscow and the construction of an extension pipeline to the Turkish Stream project, said the Prime Minister Alexis Tsipras during his meeting with the President of Russia Vladimir Putin on Wednesday, April 8.

turkish stream 2

In the light of the worst standoff between the West and Russia since the Cold War, Tsipras went on a two-day visit to Moscow (8-9 April), where energy issues dominated the discussions between Greek and Russian government officials.

The previous day (7 April), foreign ministers from Greece, Hungary, Serbia, Turkey and the Former Yugoslav Republic of Macedonia (FYROM) signed a declaration of intent regarding the Turkish Stream project, in Budapest.

According to Mr. Tsipras, the project will attract new investments in the Greek economy, stabilize the region and set up the path towards improving relations with Ankara.

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Tsipras and Putin agreed that Greece could play a big role in the Turkish Stream pipeline project, making it a hub between Turkey and the European gas market.

“The new route will provide for Europeans’ fuel needs, and would allow Greece to become one of the main power distribution centres on the continent, and could help attract significant investment into the Greek economy,” Putin said during the joint news conference with Tsipras.

“Our pipelines will receive gas from the Turkish border, and will provide energy security for both Greece and the European market,” Tsipras noted, adding that the Russian project will boost jobs and growth in the debt-ridden country.

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