Category Archives: Cyprus – Chypre

Unite Cyprus Now: It’s Now or Never


Both  sides of the political divide in Cyprus (Greek and Turkish) have renewed efforts to reunite the island more than 40 years after the island was divided along ethnic lines in 1974 when Turkish troops invaded after supporters of union with Greece led a failed coup d’état.  THE FANATICS won and lot of people died from both sides. A lot of bodies have not been identified yet.

buffer zone cyprus
Credit: Eyes on Europe and the Middle East

Greek Cypriot leader Nicos Anastasiades and Turkish Cypriot leader Mustafa Akinci met in the Swiss Alpine resort of Crans-Montana, joined by senior UN and European Union officials and the foreign ministers of Greece and Turkey.

“We came here for a solution. This problem, which has been continuing for 50 years, should now be resolved,” Foreign Minister Mevlüt Çavuşoğlu said at the closed meeting, according to Hurriyet Daily News (Turkey)

Meanwhile, a big number of Greek Cypriots and Turkish Cypriots sent a message of reunification in Cyprus on Wednesday night. Members of 100 or more parties, unions and ordinary Cypriots as well assembled in the buffer zone cutting through Ledra Street in Nicosia, the divided capital of the island, as the Greek and Turkish Cypriot leaders, Greece, Turkey and the UK, were holding a conference in Geneva in a bid to settle the decades-old problem.

The demonstrators held flags that read ‘Peace’ and placards saying ’50 years of failed negotiations. Solve it now’ and ‘#unitecyprusnow.

Credit : Dayanişma Facebook/caption

Français:

Dans la station alpine suisse de Crans-Montana, les négociations pour la réunification de l’île méditerranéenne de Chypre ont été relancées. Chypriotes grecs et turcs ont repris mercredi leurs négociations en Suisse dans une atmosphère “constructive”, a constaté le médiateur de l’ONU, qui juge qu’une réunification de l’île divisée depuis plus de 40 ans “n’est pas hors de portée”. Chypre est actuellement divisée par une ‘ligne verte’, contrôlée par les Casques bleus de l’ONU.

Entre-temps, un grand nombre de Chypriotes grecs et des Chypriotes turcs a envoyé un message de réunification à Chypre dans la nuit de mercredi à jeudi. Les membres de 100 voire plus de partis , unions-syndicats et des citoyens Chypriotes ordinaires se sont aussi réunis autour de la zone tampon sur la Rue Ledras à Nicosie, la capitale de l’île toujours divisé. En même temps, les leaders chypriotes grecs et turcs, la Grèce, la Turquie et le Royaume-Uni, tenaient une conférence à Genève en vue de régler ce problème qui date déjà des plusieurs décennies.

Actuellement, les trois «garants» de la sécurité de l’île – Turquie, Grèce et Grande-Bretagne, ex-puissance coloniale – conservent le droit d’intervenir militairement. Mais Nicosie, soutenue par Athènes, réclame le retrait de tous les soldats turcs, ce que refusent les Chypriotes turcs.

Selon Libération qui évoque une source diplomatique, la Turquie serait prête à réduire de 80% sa présence militaire.

Les manifestants tenaient  des drapeaux et des banderoles sur lesquels on pouvait lire #unitecyprusnow #Peace ou encore “50 ans des négociations ratées. Trouvez-nous une solution maintenant!”

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Opinion: Dans les prisons turques la dignité humaine est “sauvée”!


Écrit par M. Costas Mavrides
Député Européen chypriote,( MEP ,S&D &DIKO),
Membre de la délégation auprès du comité parlementaire mixte UE-Turquie.

La Turquie d’Erdogan, en ne respectant pas les règles fondamentales de la démocratie,a  déployé un niveau inhabituel de brutalité à l’encontre de ses propres ressortissants. Cela s’avère vrai en regardant les reportages diffusés largement  dans d’autres pays comme la France ou l’Allemagne mais qui sont absents quand on en parle à Chypre avec nos correspondants en Turquie. Un bon exemple récent qui démontre ce fait est  la détention du président d’Amnistie internationale  en compagnie de 22 autres avocats.

Entre-temps, le système judiciaire turc a été transformé en un outil de répression par le régime qui s’acharne actuellement sur une femme :Mme Figen Yuksekdag  qui dirige conjointement le Parti démocratique des peuples (HDP) avec Selahattin Demirtas, principale formation pro-kurde du pays est actuellement détenue tout comme M. Demirtas en prison ainsi que 7 autres députés du parti. Le régime du neo-sultan par décret a annoncé la déchéance de son mandat d’élue de la Grande assemblée nationale de Turquie et éjectée de ses fonctions comme co-présidente et membre du HDP. Aujourd’hui , après huit mois de prison ferme avec des criminels (Kandıra, F Type Prison) un acte d’accusation a été dressé à son encontre et va comparaitre devant la 16e Cour criminelle d’Ankara le 4 juillet 2017 comme étant… le pire ennemi de la démocratie turque . Selahattin Demirtaş devra attendre jusqu’au 6 septembre pour comparaître devant ses juges.

L’acte d’accusation comporte des accusations comme diriger une organisation terroriste, de faire la propagande pour une organisation terroriste, d’avoir incité la population à la haine et l’hostilité, de l’avoir poussée au crime, incitée à violer la loi, à participer à des manifestations et à des réunions interdites. Son acte d’accusation comporte pas moins  de huit dossiers reposant sur ses discours prononcés en tant que dirigeante du HDP! Plus étonnant encore, elle est accusée pour incitation à la résistance contre le siège de troupes de l’Etat islamique à Kobané.

Le régime dans son obsession partiale et son aveuglement  révèle indirectement ce qui refuse obstinément depuis longtemps: qu’il  coopère avec les combattants djihadistes de l’Etat Islamique.

Erdogan et son  parti islamiste AKP, ont pris pour cible Mme Yuksekdag  vu qu’elle est premièrement une femme et deuxièmement une femme d’ origine turque (et non kurde). Un régime misogyne veut que la femme soit soumise aux ordres de l’homme dans la société civile, et rejette le pluralisme et l’égalité des sexes.  Mme Yüksekdağ en tant que femme turque est un bon exemple de ce pluralisme au sein du HDP dont le régime veut briser.

Un autre récent « exploit » du régime d’Erdogan, est l’interdiction de toute commémoration du massacre de Marash qui a eu lieu en Turquie en 1978  où les populations alévies et de gauche ont été la cible. Récemment, au Parlement Européen il y a eu lieu la première Conférence  Internationale au Parlement Européen consacrée au massacre de Marash pendant laquelle des informations sur des centaines de morts, y compris les nourrissons et les enfants ont été présentées toute comme des informations sur  la destruction des maisons et des magasins ou encore l’expulsion de milliers de personnes.

marash massacre turquie turkey european parliament costas mavrides
Crédit: @Facebook de Costas Mavrides

Ce crime organisé a été orchestré  par l’“État profond” en Turquie pour lequel personne n’a jusqu’à présent été puni  et le régime d’Erdogan essaie d’étouffer en interdisant toute manifestation. Comme j’ai souligné lors de la conférence, le nettoyage ethnique ou  religieux en Turquie sont des crimes impunis et en même temps un outil macabre dans les mains de cet “État profond” en Turquie qui existe aujourd’hui dans sa plus sale version sous le regime du “neo-sultan” Erdogan. En comparant l’invasion turque  à Chypre en 1974 et le massacre de Maras en 1978, j’ai pris note de la même politique de nettoyage ethnique et un macabre constat.  Dans les deux cas, des centaines de victimes assassinées et disparues ou ont été enterrés dans des fosses communes, mais les signes de ces atrocités ont délibérément été effacés par le régime turc tandis que leurs familles  attendent toujours de savoir  ce qui est arrivé aux êtres qui leur sont chers.

Dans ce combat pour l’humanité,  je crains qu’on soit tombés dans le silence de la part des représentants au sein de l’Union Européenne ou même encore à Chypre qui tandis qu’ils se mettent dans la position de défendre l’idée du progressisme ils sont gênés par la divulgation de ces infractions commises. Plusieurs hommes et femmes soit de gauche soit de droite dits “progressistes”, alors qu’ils maudissent Hitler (et ses crimes contre l’humanité) en criant “Le fascisme, plus jamais ça!”, restent muets face à ses crimes contre l’humanité. Ils sont en train de maudire Hitler mais en même temps ils inventent délibérément toujours des raisons de faire confiance à ce régime islamo-fasciste turc dirigé par M. Erdogan dans le cadre visant à trouver “une solution pacifique” à la question chypriote.

C’est le cas du journal “Politis” (chypriote-grec) qui a salué la victoire de M. Erdogan et en même temps au cabinet du Président chypriote on espérait que sa victoire au référendum sur le renforcement des pouvoirs du président turc en vue de se montrer plus conciliant autour du chapitre de négociations chapitre sur la sécurité et les garanties, dans les prisons turques une femme sauve la dignité de l’humanité et démasque l’hypocrisie.

Featured Image credit: @Costas Mavrides

*Les opinions exprimées dans cet article ne reflètent pas nécessairement les vues d’Eyes of Europe and the Middle East . Traduit de sa version originale en grec avec l’accord du député.