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#FreeDeniz


  • Accusé de “propagande terroriste” et d’”incitation à la haine”, le journaliste germano-turc Deniz Yücel est détenu en Turquie depuis le 14 février 2017. Sa soeur, Ilkay, se bat pour que son frère soit libéré en organisant des manifestations silencieuses et en intervenant à la télévision.
  • Le hashtag #FreeDeniz est devenu un symbole de la liberté de la presse.
  • Mise à jour: Le journaliste germano-turc emprisonné pour “terrorisme” depuis un an en Turquie et dont le sort empoisonnait les relations entre les deux pays, il a été remis finalement en liberté vendredi, a annoncé le gouvernement allemand.

Accusé de “propagande terroriste” et d’”incitation à la haine”, le journaliste germano-turc Deniz Yücel est détenu en Turquie depuis le 14 février. “Pourtant, il n’a fait que son travail”, explique sa sœur Ilkay, qui se bat pour que son frère soit libéré en organisant des manifestations silencieuses ainsi que des défilés de voitures, et en intervenant à la télévision. Ilkay est plutôt timide, mais se mobilise autant que possible pour Deniz et contre le président Erdogan, qui considère le journaliste comme son propre prisonnier et a déclaré qu’il refuserait de le libérer tant qu’il est au pouvoir. Le hashtag #FreeDeniz devient ainsi un symbole de la liberté de la presse.

Alors que le Premier ministre turc est en visite à Berlin, l’Allemagne a marqué le premier anniversaire de l’emprisonnement du journaliste germano-turc, Deniz Yücel, détenu à Istanbul sans charge d’accusation formelle.

Le 14 février 2017, le correspondant du quotidien allemand “Die Welt” à Istanbul, Deniz Yücel, se rendait à la police après avoir appris l’existence d’un mandat d’arrêt contre lui et d’autres journalistes. Leur point commun : avoir mis en cause le ministre de l’Énergie – et gendre du président Erdogan –, Berat Albayrak, dans des affaires de corruption

Après deux semaines de garde à vue, Deniz Yücel était placé en détention provisoire à la prison de Silivri, en banlieue d’Istanbul. Un an plus tard, il est toujours incarcéré en Turquie et aucun acte d’accusation ne lui a encore été présenté. Officiellement, l’enquête ouverte contre lui porte sur une interview réalisée avec un responsable du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK), organisation considérée comme terroriste par Ankara, et des messages sur les réseaux sociaux.

Pour le premier anniversaire de son incarcération, et à l’occasion de la visite en Allemagne du Premier ministre turc, Binali Yildirim qui rencontre Angela Merkel le 15 février, des manifestations ont eu lieu à Berlin. Véhicules et vélos décorés de ballons en forme de cœur rouge ont défilé mardi dans la capitale allemande pour réclamer sa libération et celle des autres journalistes détenus en Turquie.

Mardi soir, le livre que Deniz Yücel a écrit depuis sa cellule a également été présenté au public. Intitulé “On n’est pas ici pour s’amuser”, l’ouvrage, qu’il a réussi à faire sortir clandestinement de prison, fait le récit de ses conditions de détention, particulièrement dures.

Né en Allemagne de parents turcs, le reporter de 44 ans n’a eu droit à la visite d’un représentant consulaire allemand qu’au bout de deux mois, affirme RSF. Il a longtemps été soumis à un isolement sévère, restreignant les visites de ses proches et de son avocat, et interdisant toute correspondance. Ces mesures n’ont été levées qu’à la fin de l’année 2017.

  • La Turquie laisse planer un espoir

Depuis le début de l’année, Ankara a donc quelque peu infléchi ses positions et tente de renouer avec Berlin. Pour la première fois mercredi, le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a laissé “espérer” la libération prochaine du journaliste. ” Je suis d’avis qu’il y aura une évolution sous peu”, a affirmé M. Yildirim dans un entretien à la chaîne publique allemande ARD. “Ce n’est pas moi qui prends la décision”, a toutefois ajouté le Premier ministre turc. “Ce sont les tribunaux”, a-t-il souligné, assurant que la Turquie était “un État de droit”.

De son côté, le chef de la diplomatie allemande, Sigmar Gabriel, a également affirmé “espérer une décision positive prochaine du tribunal turc indépendant”. Il a expliqué avoir mené “des discussions intensives” ces derniers jours et semaines, lesquels ont notamment été émaillés de “rencontres personnelles” avec son homologue turc, Mevlüt Cavusoglu, pour tenter de débloquer la situation.

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Update: 16/2/2018:Die Welt journalist Deniz Yucel is being freed from jail in Turkey after a year in detention accused of spreading “propaganda”, German officials say.

  • A timeline of the year Deniz Yücel has spent in Erdogan’s prisons in Turkey (DW.com)

On Feb. 14th, 2018, it was marked one-year since journalist Deniz Yucel was imprisoned in Turkey after the government accused him of spreading terrorist propaganda and promoting violence, charges he denies.

The Turkish government started arresting political opponents, activists, and journalists after a failed coup attempt in July 2016. In the crackdown, 28 German citizens were arrested, but only six remain behind bars, including human rights activist and documentary filmmaker Peter Steudner and journalist and translator Mesale Tolu. A total of 50,000 people were detained for “security reasons.

Deniz Yucel, a 44-year-old correspondent for the daily Die Welt newspaper, still has not been formally charged since his arrest last year in Istanbul on terror allegations and espionage. Yucel, who has both German and Turkish citizenship, is one of six German citizens imprisoned in Turkey for what Germany considers political reasons.

Turkish President Recep Tayyip Erdogan has in the past alleged that the reporter was a German spy and a “representative” of the Kurdish PKK rebel group — all of which the newspaper denies.

Vigils were held Wednesday in Yucel’s hometown of Floersheim, in central Germany, and many papers marked the one-year anniversary of Yucel’s imprisonment with big pictures and stories about him on their front pages.

In Berlin, supporters drove dozens of cars decorated with “Free Deniz” posters in a long procession through the capital, honking and slowing down traffic to call for Yucel’s release.

February 14, 2017: Deniz Yücel, the Turkey correspondent for the German daily newspaper Die Welt, goes to Istanbul’s police headquarters to answer questions from investigators. Like other international journalists, the 43-year-old had reported that the Turkish energy minister’s email account had been hacked. On arriving at the police station, Yücel, who has dual German and Turkish citizenship, is taken into custody. At first, the reasons are unclear.

February 18: A few days later, German Chancellor Angela Merkel calls on Turkish Prime Minister Binali Yildirim to treat Yücel fairly.

February 27: A court issues an arrest warrant for Yücel. He is detained indefinitely, initially at Istanbul’s Metris prison. He is accused of sedition and using “terrorist propaganda to incite the population.” Articles by Yücel on the Turkish government’s conflict with the Kurdish minority, and the failed coup attempt of July 15, 2016, are mentioned by the judge. Preliminary detention in Turkey can last up to five years.

On this anniversary of his imprisonment, Turkey´s Prime Minister Binali Yildirim suggested Yucel could be freed soon, but that that decision “is not up to him”.

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Demain, quand la guerre pour du Nutella sera déclarée


Coup de folie autour du Nutella. Jeudi 25 janvier, des dizaines de personnes se sont ruées vers les magasins Intermarché. La raison ? Une offre très alléchante sur les pots de Nutella de 950 grammes, bradés à 1,41 euro seulement, soit près de 70% de réduction. De quoi provoquer des échauffourées entre clients dans plusieurs magasins. D’immenses files d’attente s’étaient formées devant les portes jeudi matin avant l’ouverture des magasins.

Selon Le Progrès, dans certains supermarchés de la Loire, le stock de Nutella s’est épuisé en quelques minutes. « Ça se battait. On a vendu ce qu’on vend en trois mois. Sur les tapis des caisses, il n’y avait que du Nutella », témoigne, au journal, une salariée. Des scènes hallucinantes qui ont choqué les clients : « Ils se sont acharnés comme des animaux. Une femme s’est fait tirer les cheveux, une dame âgée a pris un carton sur la tête, une autre avait la main en sang. C’était horrible », raconte une « rescapée » au Progrès. Dans le Nord, à Ostricourt, la gendarmerie a même dû intervenir, à la suite de coups échangés entre clients, rapporte Le Parisien.

Des scènes étonnantes, observées partout en France, que certains clients n’ont pas manqué de relayer sur les réseaux sociaux. Il faut dire que ce jeudi matin, une vaste campagne de communication accompagnait cette réduction. “Les 4 semaines les moins chères de France”, promet Intermarché, avec notamment un pot de la célèbre pâte à tartiner de 950 grammes à 1,41 euro ! Soit 70 % de remise. De quoi rendre fou des milliers de clients comme en attestent des vidéos sur Twitter…

  • Mais pourquoi autant de précipitation pour se procurer du Nutella?

Le mal est radical, non parce qu’il prend une forme passionnelle extrême, mais parce qu’il est universel. Et le problème est de penser que l’on peut y échapper, de regarder les autres s’écharper, se déchaîner, et de penser s’en excepter. Chacun a en soi un côté sombre et diabolique, un côté “Black Nutella Thursday”, l’essentiel est donc à la fois de voir celui des autres, mais aussi d’être lucide sur le sien.

Dans un monde globalisé, il ne faut bien sûr pas s’étonner si les formules qui ont du succès passent d’un continent à l’autre. Les frontières sont de plus en plus floues. Tant les consommateurs que les propriétaires de magasins ou de chaînes de magasins s’inspirent de recettes qui semblent efficaces sur d’autres marchés.En plus, en marketing, dans le cadre d’offres promotionnelles, cela revient à créer chez le consommateur un sentiment d’urgence. Il ou elle doit avoir le sentiment que c’est ‘maintenant ou jamais’ et qu’il s’agit d’une chance qui ne se représentera probablement pas.

En annonçant une offre importante sur une courte période de temps, les commerçants créent une impression de rareté et un sentiment d’urgence, comme lorsque le troupeau de bisons, nourriture essentielle de l’ancêtre, filait à vive allure dans la plaine. Plus l’opportunité est limitée, plus intense est le besoin de la saisir.

Il y a une infinité de stratégies qui sont appliquées pour déclencher ce sentiment d’urgence chez une personne qui visite un magasin (ou un webshop). La stratégie utilisée doit tenir compte du public cible spécifique, de la catégorie de produit ou de service, etc. Les promotions, par exemple sous forme de bons de réduction remarquables, constituent une méthode bien connue, mais il existe aussi des stratégies beaucoup moins visibles. Le décor modeste de Colruyt est ainsi censé donner le sentiment au client qu’il se trouve dans un environnement bon marché, ce qui le fait augmenter le nombre de ses achats.

A discount on Nutella has led to violent scenes in a chain of French supermarkets, as shoppers jostled to grab a bargain on the sweet spread.

Intermarché supermarkets offered a 70% discount on Nutella, bringing the price down from €4.50 (£3.90) to €1.40.

Although the country’s passion for Nutella is no secret, a 70 percent discount on the famous chocolate hazelnut spread at Intermarche supermarkets has really shown what the French are willing to do to get their hands on the spread.
In scenes reminiscent of Black Friday bonanzas in the US, images and videos posted on social media showed customers jostling, scuffling and battling each other to get their hands on pots of Nutella in supermarkets around the country.
“They are like animals. A woman had her hair pulled, an elderly lady took a box on her head, another had a bloody hand. It was horrible,” one customer at the Rive-de-Gier supermarket in central France told Le Progres newspaper.
In Ostricourt in northern France, the police were called in when supermarket customers resorted to fisticuffs, and similar scenes were also reportedly seen in Roubaix in the Nord department, as well as Wingles and Marles-les-Mines in Pas-de-Calais.
The mad pursuit to get a €4.50 pot for the discount price of €1.40 also saw employees caught up in the fray.

All of their stock was snapped up within 15 minutes and one customer was given a black eye, the report adds.